mercredi, février 21, 2007
dimanche, février 04, 2007
Le"A"perdu du monde
" NomAde"...
Je suis l'ombre d'Abel tué par Caïn
Errante, je cours derrière les secondes d'un temps qui me rattrape.
Je trace à pas pressés des sillons- possibles impassibles
Qui se hâtent
De ne pas voir un paysage voilé d'un brouillard épais qui après moi se dévêt...
Nudité...absence....
Je vais parmi les troupeaux croisés cherchant mon bâton d'apatride
Mais, bien vite,
Les rides divaguent sur mon faux erg frontal et il me faut fuir et glisser
Comme le sable de ces sabliers...
Envers du décor soufflé qui ne sait s'oublier.
Je prends la poudre d'escampette...
Voyageuse hasardeuse,
Louve hurlante sans steppe
Pauvre hère d'irrespect tueuse
Il me faut la rencontre du nomade
Égarée... Pour ralentir....
mes pas...
dans l'espace....qui se fraie... dans l'absence et la frayeur du temps possédé
Au loin...vole et se perd.... un grain de sable dans l'œil du monde.
Manquement de l'être
Un mot s'éteint sous le socle de la statue
De Caïn...assassin.
Coralie Adato@fév2007
Je suis l'ombre d'Abel tué par Caïn
Errante, je cours derrière les secondes d'un temps qui me rattrape.
Je trace à pas pressés des sillons- possibles impassibles
Qui se hâtent
De ne pas voir un paysage voilé d'un brouillard épais qui après moi se dévêt...
Nudité...absence....
Je vais parmi les troupeaux croisés cherchant mon bâton d'apatride
Mais, bien vite,
Les rides divaguent sur mon faux erg frontal et il me faut fuir et glisser
Comme le sable de ces sabliers...
Envers du décor soufflé qui ne sait s'oublier.
Je prends la poudre d'escampette...
Voyageuse hasardeuse,
Louve hurlante sans steppe
Pauvre hère d'irrespect tueuse
Il me faut la rencontre du nomade
Égarée... Pour ralentir....
mes pas...
dans l'espace....qui se fraie... dans l'absence et la frayeur du temps possédé
Au loin...vole et se perd.... un grain de sable dans l'œil du monde.
Manquement de l'être
Un mot s'éteint sous le socle de la statue
De Caïn...assassin.
Coralie Adato@fév2007
samedi, novembre 11, 2006
Doute tu viens ?
28/10/06
Je me sens seule, vide, je suis un imposteur, je me trompe, je trompe les autres, je trompe la vie, je trompe...énorme et je mens. Mentir ou comment faire semblant de vivre...J'ai des mots plein la tête, plein la bouche. En-corps de la poésie à la bouche. Envie de me vomir, de couper ce corps à moitié. Marre. Tellement fatiguée de cette pantomime. Petit pantin, vois comme tu es ridicule à t'agiter ainsi sur une scène qui n'est pas faite pour toi. Rentre en coulisse, s'il te plaît...Noeud coulant, sur ce cou si lisse...
Dans Aide, Erri de Luca présente une jeune femme prête à s'offrir sur l'autel de la mort. Mais Il est là, il passe et se présente comme le futur sauveur ou le futur assassin d'une journée. Je vous sauve ou je vous tue mais passez cette journée en haute escalade avec moi...c'est ça le vrai pari. Oui, pouvoir faire confiance dans l'ultime minute, garder la possiblité de sauter dans le vide à chaque seconde qui reste sur cette prolongation de 24h....et ne pas avoir à le faire...parce que...faire l'expérience du vide comme plénitude...sauve. Mais ceux-là seuls qui ont le corps sur les parois peuvent avoir ce sentiment de la présence de toute chose et de soi en particulier. Moi, mes parois disparaissent souvent. Les parois du monde se dissolvent en même temps. Plus rien, que le vide vide. Heureusement le monde est réversible et mon corps aussi. Heureux vomissements qui scandent ce renversement. Récupération du monde, de ses contours, profusion des sens, regards dévorateurs qui absorbent l'infini pour ne perdre aucune miette de cette aura qui peut redisparaître à tout moment...emplissement sublime.
J'aime, Oh! Comme j'aime marcher à la clarté de la lune...le monde brille nuitamment et les étoiles scintillent dans mon coeur. Mon corps tout entier fusionne dans ce plafond sans murs. Je m'enivre de ce spectacle qui ne m'abandonne pas, me serre, me prend, me touche, m'emporte....Je marche en fermant les yeux et je vois encore plus. Mes paupières ne servent plus à cacher, elles sont l'écran de la révélation. Voir, voir profondément, contempler l'infini autour de soi et en soi. Les arbres se dessinent sur la toile de la nuit, sur cette toile cristalline du rideau de mes paupières fermées.
J'aime, Oh! Comme j'aime courir dans le petit matin brouillard aux teintes pastels. La toile se dégrade sous le pinceau d'un peintre invisible. Je cours, je cours. Exténuation, trop, trop , trop vite, trop pleine d'un coup. Je tombe. Fatigue.
Il faut que je le sache, il faut que je le demande. Mes mots fuient, je ne parviens pas à écrire, mes mains ne tiennent plus le stylo et ma langue s'entortille dans ma sonde. Peu importe, je force l'obstacle, j'ouvre mon cahier, prend mon stylo et le pose sur le premier carreau:
Fragments éparses d'une langue qui se refuse et se délite.
Idiotisme d'un idiolecte endiablé dans une course effrénée.
Réfreinée, jamais.
Sentiment diffus, confus de je ne sais quelle perte de soi dans une course qui me déçoit.
Escalade de l'angoisse, je m'entoure de ce qui me persécute: la nourriture, les calories, la balance...
Corps en latence.
Tu sais, sous la lune....une magnifique rangée d'arbres...Oeil numérique....jouir de ces instantanés bien vite dissous dans le rythme.
Marche/ Marche/Marche marche marche marche marche marche marche ...plus vite...marche marche marche....Ta langue se délie petit pantin dans l'overdose de l'activisme. Appuyez sur le bouton arrêt... non! Ne m'arrêtez pas...restez-là, au cas-où...je ne veux pas tomber, je veux juste ne pas m'arrêter et voir...Offrez-moi des stades, des étendues de déserts, je partirai et plus jamais ne cesserai ma course.
Plus que la faim, la soif...La langue encore. Sèche, blanche, pâteuse. Je mange et range le miroir.Il me manque la parole. Quand elle vient c'est de l'ininterrompu dans la course au sens, au symbole, ou au contraire, ça bégaie, ça hésite, ça veut mais ça résiste. Pas devant n'importe quel autre: l'hôte de ces mots mais jamais de mes maux. Douleurs inexprimables qui s'anesthésient dans le rythme du pied qui galope et du pied qui marche.Le monde énorme, immense, aux mille visages, aux mille possibles. Je veux, je vois, je peux, je me fouette et m'injecte du désir. Démentiel, sans bornes ni limites. Les mots viennent, les rêves avec. La conscience surgit, vorace, intime qui m'intime d'ouvrir l'autre oeil - celui de la Nuit- qui voit, qui voit tout. Disparaître toujours dans ce même entonnoir désespoir qui gave la terre de tous mes rêves qui s'infiltrent à leur tour dans les strates insodables d'un noyau déjà mort de savoir qu'il ne germera jamais. La langue s'agite dans ce gosier mouroir entonnoir. Le cri ne sort pas. Je vomis comme une pompe mais il n'y a rien de ce que je voudrais revoir- de ces rêves, de ces vies, de ces couleurs...Non, il n'y a que la mort et son odeur pestilentielle. Le monde se vide. Les arbres tombent, la lune se cache derrière les nuages sombres engloutis à leur tour dans la Nuit qui n'existe plus. Je suis seule. Statue catatonique, mutique, encore anxieuse du trop plein symbolique de ce passé proche et à venir. Je m'arrête, arrêtée par cet éclair de conscience, ce schisme qui pourfend le monde en deux, comme deux hémisphères. Cerveau vide, corps vide puni d'être avide. Le monde est vide. Volontaire donc dans cet acte de me vider...Laissez-m'en l'illusion sur cette scène marmoréenne. La seule maîtrise qu'il me reste pour me tenir sans socle; pour expliquer à l'autre, à l'hôte que je ne peux même plus parler. Parler du vide c'est une chose. Parler vide en est une autre où l'Autre n'entend pas, plus. Il force. Il ouvre la bouche. La langue s'est évanouie comme la Nuit, plus rien. Pas de parole. Pauvre rôle dont les doublures s'opposent, se superposent, s'imposent. C'est là que j'ai mal. A cet entrecroisement inouï où je me sens si seule dans la nuit.
Madame, parfois je crois, je crains, j'ai peur, que ce soir, que ce soit un début de psychose...ou une psychose qui n'ose pas se dire face à laquelle s'interpose la belle névrose de vingt ans, ce nerf rose qui m'a fait tenir jusque là dans la cécité de ma vraie nature, dans le socle des autres. Je vacille. J'accepte les ratures parce que j'ai peur...en suspension, points de suture...
J'ai besoin d'un guide, d'un sculpt'heures...Je repousse cette réalité, ce temps, ces heures et cette putain de balance mal calibrée ce matin qui m'a jugée plus grosse, plus loude de non sens. Mais heureusement l'horloger- juge au corps a recalibré la potence. Mon angoisse s'est apaisée après cette nouvelle pesée. J'ai perdu, je suis perdue....aidez-moi à ne pas me perdre plus. Je suis fatiguée Madame, mes larmes ne coulent plus, je garde en moi le sentiment océanique, je garde mes flots et mon horizon...Oh! Laissez-moi encore et toujours courir dans le brouillard du petit matin, la rosée du couchée lunaire. Je suis la névrosée qui doute de sa névrose. Laissez-moi marcher dans le soir sur la toile des étoiles qui se déploie jusqu'à moi ? Tapis de celui qui ose couvrir sa psychose...Serais-je la psychotique chaotique de cette antique erreur ? En attendant je suis cet imposteur qui ne peut pas se poser, qui ne peut que se poster à la fenêtre du monde. Trop vide et trop présente, je veux verrouiller ma bouche car j'ai peur, j'ai peur de l'entonnoir, il fait si noir...Je ne veux pas non plus me nourrir par le nez. Laissez-moi juste le vide du tuyau pour ne pas trop vomir mon monde. C'est mon cordon ombilical à l'air que je remplis parfois uniquement d'eau quand ça déborde. Je dois perdre dix kilos. Dis quel os sera le bon? Que je ne le lâche pas, que je ne le lâche plus.
Finalement j'ai pu écrire, un peu, mal, maladroitement, mais c'est écrit.
Névrose ou psychose...mon coeur est une balance tarée.
Coralie Adato @
Je me sens seule, vide, je suis un imposteur, je me trompe, je trompe les autres, je trompe la vie, je trompe...énorme et je mens. Mentir ou comment faire semblant de vivre...J'ai des mots plein la tête, plein la bouche. En-corps de la poésie à la bouche. Envie de me vomir, de couper ce corps à moitié. Marre. Tellement fatiguée de cette pantomime. Petit pantin, vois comme tu es ridicule à t'agiter ainsi sur une scène qui n'est pas faite pour toi. Rentre en coulisse, s'il te plaît...Noeud coulant, sur ce cou si lisse...
Dans Aide, Erri de Luca présente une jeune femme prête à s'offrir sur l'autel de la mort. Mais Il est là, il passe et se présente comme le futur sauveur ou le futur assassin d'une journée. Je vous sauve ou je vous tue mais passez cette journée en haute escalade avec moi...c'est ça le vrai pari. Oui, pouvoir faire confiance dans l'ultime minute, garder la possiblité de sauter dans le vide à chaque seconde qui reste sur cette prolongation de 24h....et ne pas avoir à le faire...parce que...faire l'expérience du vide comme plénitude...sauve. Mais ceux-là seuls qui ont le corps sur les parois peuvent avoir ce sentiment de la présence de toute chose et de soi en particulier. Moi, mes parois disparaissent souvent. Les parois du monde se dissolvent en même temps. Plus rien, que le vide vide. Heureusement le monde est réversible et mon corps aussi. Heureux vomissements qui scandent ce renversement. Récupération du monde, de ses contours, profusion des sens, regards dévorateurs qui absorbent l'infini pour ne perdre aucune miette de cette aura qui peut redisparaître à tout moment...emplissement sublime.
J'aime, Oh! Comme j'aime marcher à la clarté de la lune...le monde brille nuitamment et les étoiles scintillent dans mon coeur. Mon corps tout entier fusionne dans ce plafond sans murs. Je m'enivre de ce spectacle qui ne m'abandonne pas, me serre, me prend, me touche, m'emporte....Je marche en fermant les yeux et je vois encore plus. Mes paupières ne servent plus à cacher, elles sont l'écran de la révélation. Voir, voir profondément, contempler l'infini autour de soi et en soi. Les arbres se dessinent sur la toile de la nuit, sur cette toile cristalline du rideau de mes paupières fermées.
J'aime, Oh! Comme j'aime courir dans le petit matin brouillard aux teintes pastels. La toile se dégrade sous le pinceau d'un peintre invisible. Je cours, je cours. Exténuation, trop, trop , trop vite, trop pleine d'un coup. Je tombe. Fatigue.
Il faut que je le sache, il faut que je le demande. Mes mots fuient, je ne parviens pas à écrire, mes mains ne tiennent plus le stylo et ma langue s'entortille dans ma sonde. Peu importe, je force l'obstacle, j'ouvre mon cahier, prend mon stylo et le pose sur le premier carreau:
Fragments éparses d'une langue qui se refuse et se délite.
Idiotisme d'un idiolecte endiablé dans une course effrénée.
Réfreinée, jamais.
Sentiment diffus, confus de je ne sais quelle perte de soi dans une course qui me déçoit.
Escalade de l'angoisse, je m'entoure de ce qui me persécute: la nourriture, les calories, la balance...
Corps en latence.
Tu sais, sous la lune....une magnifique rangée d'arbres...Oeil numérique....jouir de ces instantanés bien vite dissous dans le rythme.
Marche/ Marche/Marche marche marche marche marche marche marche ...plus vite...marche marche marche....Ta langue se délie petit pantin dans l'overdose de l'activisme. Appuyez sur le bouton arrêt... non! Ne m'arrêtez pas...restez-là, au cas-où...je ne veux pas tomber, je veux juste ne pas m'arrêter et voir...Offrez-moi des stades, des étendues de déserts, je partirai et plus jamais ne cesserai ma course.
Plus que la faim, la soif...La langue encore. Sèche, blanche, pâteuse. Je mange et range le miroir.Il me manque la parole. Quand elle vient c'est de l'ininterrompu dans la course au sens, au symbole, ou au contraire, ça bégaie, ça hésite, ça veut mais ça résiste. Pas devant n'importe quel autre: l'hôte de ces mots mais jamais de mes maux. Douleurs inexprimables qui s'anesthésient dans le rythme du pied qui galope et du pied qui marche.Le monde énorme, immense, aux mille visages, aux mille possibles. Je veux, je vois, je peux, je me fouette et m'injecte du désir. Démentiel, sans bornes ni limites. Les mots viennent, les rêves avec. La conscience surgit, vorace, intime qui m'intime d'ouvrir l'autre oeil - celui de la Nuit- qui voit, qui voit tout. Disparaître toujours dans ce même entonnoir désespoir qui gave la terre de tous mes rêves qui s'infiltrent à leur tour dans les strates insodables d'un noyau déjà mort de savoir qu'il ne germera jamais. La langue s'agite dans ce gosier mouroir entonnoir. Le cri ne sort pas. Je vomis comme une pompe mais il n'y a rien de ce que je voudrais revoir- de ces rêves, de ces vies, de ces couleurs...Non, il n'y a que la mort et son odeur pestilentielle. Le monde se vide. Les arbres tombent, la lune se cache derrière les nuages sombres engloutis à leur tour dans la Nuit qui n'existe plus. Je suis seule. Statue catatonique, mutique, encore anxieuse du trop plein symbolique de ce passé proche et à venir. Je m'arrête, arrêtée par cet éclair de conscience, ce schisme qui pourfend le monde en deux, comme deux hémisphères. Cerveau vide, corps vide puni d'être avide. Le monde est vide. Volontaire donc dans cet acte de me vider...Laissez-m'en l'illusion sur cette scène marmoréenne. La seule maîtrise qu'il me reste pour me tenir sans socle; pour expliquer à l'autre, à l'hôte que je ne peux même plus parler. Parler du vide c'est une chose. Parler vide en est une autre où l'Autre n'entend pas, plus. Il force. Il ouvre la bouche. La langue s'est évanouie comme la Nuit, plus rien. Pas de parole. Pauvre rôle dont les doublures s'opposent, se superposent, s'imposent. C'est là que j'ai mal. A cet entrecroisement inouï où je me sens si seule dans la nuit.
Madame, parfois je crois, je crains, j'ai peur, que ce soir, que ce soit un début de psychose...ou une psychose qui n'ose pas se dire face à laquelle s'interpose la belle névrose de vingt ans, ce nerf rose qui m'a fait tenir jusque là dans la cécité de ma vraie nature, dans le socle des autres. Je vacille. J'accepte les ratures parce que j'ai peur...en suspension, points de suture...
J'ai besoin d'un guide, d'un sculpt'heures...Je repousse cette réalité, ce temps, ces heures et cette putain de balance mal calibrée ce matin qui m'a jugée plus grosse, plus loude de non sens. Mais heureusement l'horloger- juge au corps a recalibré la potence. Mon angoisse s'est apaisée après cette nouvelle pesée. J'ai perdu, je suis perdue....aidez-moi à ne pas me perdre plus. Je suis fatiguée Madame, mes larmes ne coulent plus, je garde en moi le sentiment océanique, je garde mes flots et mon horizon...Oh! Laissez-moi encore et toujours courir dans le brouillard du petit matin, la rosée du couchée lunaire. Je suis la névrosée qui doute de sa névrose. Laissez-moi marcher dans le soir sur la toile des étoiles qui se déploie jusqu'à moi ? Tapis de celui qui ose couvrir sa psychose...Serais-je la psychotique chaotique de cette antique erreur ? En attendant je suis cet imposteur qui ne peut pas se poser, qui ne peut que se poster à la fenêtre du monde. Trop vide et trop présente, je veux verrouiller ma bouche car j'ai peur, j'ai peur de l'entonnoir, il fait si noir...Je ne veux pas non plus me nourrir par le nez. Laissez-moi juste le vide du tuyau pour ne pas trop vomir mon monde. C'est mon cordon ombilical à l'air que je remplis parfois uniquement d'eau quand ça déborde. Je dois perdre dix kilos. Dis quel os sera le bon? Que je ne le lâche pas, que je ne le lâche plus.
Finalement j'ai pu écrire, un peu, mal, maladroitement, mais c'est écrit.
Névrose ou psychose...mon coeur est une balance tarée.
Coralie Adato @
vendredi, octobre 06, 2006
Follia
Toujours ces doigts qui pianotent le fond de ma gorge soir après soir, nuit après nuit. Le son de mes dents qui mâchent, de mes dents qui claquent, et ça coule, coule ... c'est l'heure de la chasse à la femme. Les tempes galopent, le coeur se couche vaincu.
Soutenue par le vide retrouvé, je vole, survole mes partitions. Mon violon devient fou et mes doigts retombent en saccade sur les cordes. Devant la glace, mon visage est pâle, les expressions se cachent sous les notes. Je joue La Sol Fade et Malaise. La symphonie nocturne en sybille molle. J'ai mal...mal d'un épuisement qui ne se voit pas et que je vis - il y a de ça- tellement d'années....et que je vis seule. Soubresauts, spasmes, staccatto...j'insite sur la première. Silence, demi-silence, quart de silence. Violon fou, violon dingue, je suis calme devant ces touches que je pianote aussi, encore, en-corps trop là et pas assez "si". L'hypothèse improbable d'un futur qui s'efface et se gomme dans cet avancement d'être qui se refuse. C'est la chasse à la femme qui sonne tous les soirs. Si trise, si seule...Je voudrais jouer la Follia de Corelli...mais .... la corde a sauté...
Soutenue par le vide retrouvé, je vole, survole mes partitions. Mon violon devient fou et mes doigts retombent en saccade sur les cordes. Devant la glace, mon visage est pâle, les expressions se cachent sous les notes. Je joue La Sol Fade et Malaise. La symphonie nocturne en sybille molle. J'ai mal...mal d'un épuisement qui ne se voit pas et que je vis - il y a de ça- tellement d'années....et que je vis seule. Soubresauts, spasmes, staccatto...j'insite sur la première. Silence, demi-silence, quart de silence. Violon fou, violon dingue, je suis calme devant ces touches que je pianote aussi, encore, en-corps trop là et pas assez "si". L'hypothèse improbable d'un futur qui s'efface et se gomme dans cet avancement d'être qui se refuse. C'est la chasse à la femme qui sonne tous les soirs. Si trise, si seule...Je voudrais jouer la Follia de Corelli...mais .... la corde a sauté...
dimanche, août 13, 2006
la voix lactée
Ce soir,
le lait coule entre mes seins
Maternité oisive
D'un litre de lait avalé à la hâte...
le lait coule entre mes seins
Maternité oisive
D'un litre de lait avalé à la hâte...
samedi, juin 24, 2006
Elle a cru s'y fier

J'irai voler derrière le vent, chercher les faux cils sur la plage de mon âme, pleurer sur la mer le sel de mon incertitude...J'irai, j'irai bouleverser les Dieux, leur extorquer une paire d'ailes et leur montrer qui je suis....
J'y ai cru...j'ai cru m'y fier à ce rêve d'étoiles sur cette toile que j'ai suivie au lieu d'être. J'y ai cru à cette virevolte au-delà des éléments. Mon corps s'est noyé dans les larmes de l'éther, il a crié son désir d'éternité. Il l'a eue. Condamné à ne plus perdre ses ailes, il étouffe maintenant dans un édredon de plumes sur lequel ricochent les fientes des oiseaux. Voleuse d'espace ! Tu as voulu nous défier...tu seras cruxifiée et nous viendrons à notre tour picorer tes pupilles dilatées au grand vent...Des miettes pour étoiles sur l'étendue de ta nuit ! Elle ruisselle l'eau de tes méandres, sur ton corps nu. Contemple-le dans le miroir de notre gorge affamée. Il attend la vague perfide qui viendra à son tour se nourrir à la source de ton sexe perforé du clou de ton spectacle de damné...tu es condamnée !
Coralie Adato @ Diaphane
dimanche, juin 18, 2006
L'indice-cible
L'indicible obstiné, dame la noirceur en chappe de silence. Chaque jaillissement ricoche en galet, se rapproche de l'âme qui meurt et demeure, en ses sinistres cloisons.
Douleur!
Sur le seuil,la pierre s'affranchit de son deuil et fissure l'huis de ses coups. Par la fente obtenue un rai se diffracte épousant poussières dans le cloaque-mausolée . Galvanisée par l'impact de lumière, l'âme se redresse d'un cri cristallin.
Eclats de verre!
Les sons tranchants frappent le couvercle de l'inaudible et le silence s'échappe en ocelles miroitantes sur la toile de la nuit.
Liberté !
L'âme azure dégringole les mots, saute les syllabes et s'étale de tout SON long sur la page blanche de l'ennui...
Ecoute !
L'En-Nuit est un matin qui s'éteint dans un miroir entonnoir. Silence!
Coralie Adato @
Douleur!
Sur le seuil,la pierre s'affranchit de son deuil et fissure l'huis de ses coups. Par la fente obtenue un rai se diffracte épousant poussières dans le cloaque-mausolée . Galvanisée par l'impact de lumière, l'âme se redresse d'un cri cristallin.
Eclats de verre!
Les sons tranchants frappent le couvercle de l'inaudible et le silence s'échappe en ocelles miroitantes sur la toile de la nuit.
Liberté !
L'âme azure dégringole les mots, saute les syllabes et s'étale de tout SON long sur la page blanche de l'ennui...
Ecoute !
L'En-Nuit est un matin qui s'éteint dans un miroir entonnoir. Silence!
Coralie Adato @
mardi, juin 13, 2006
Mon coeur
Il est là comme une proie : il espère, il doute, il se serre, il se crispe, il s'accroche, il bat et se débat, il s'affole. Lui pourtant si calme à l'heure de son extinction...bradycardie, arythmie....le voilà qui pulse les temps de l'angoisse....tachycardie...matin, midi, soir il épouse la nausée et les vertiges des haut-le-coeur...Visage lisse, corps tenu et maîtrisé...Je sens le venin resurgir dans mes veines, mes artères, mes organes...J'ai mal, j'ai peur, je voudrais craquer, lâcher...Je ne peux plus alors j'étouffe, détourne les yeux, camouffle. Elle est là cette maudite succube famélique avec son dégoût, sa silhouette mortelle et son baume suranné car ...il est suranné: je l'ai utilisé maintes et maintes fois. Je le hais, son odeur me révulse. Peine, peine à tout craquer à tout cracher...Je te veux... mais maintenant je sais. Je sais que rien ne pourrait bâtir le surgissement, le phénix orgueilleux... Souviens-toi, souviens-toi des portes battantes des urgences. Cardio ! Cardio ! Cessez ! Mes oreilles crèvent de douleur et ma mémoire se fissure. Je sais. Souviens-toi, souviens-toi de la pompe qui t'injectait la substance maudite...ces nuits de goutte à goutte où tu te levais pour aspirer les canules, inverser les courroies...malheureuse...te souviens-tu de ton coma...ils t'ont trouvée à terre, nageant dans ton inertie...Et tu es là: belle, souriante, guérie et amorçant le chemin de ta vie de femme. Fillette, fillette, tu n'es plus...fillette fillette je ne veux pas être mais femme non plus. Etre...être...être quoi ? J'ai mal lorsque je passe à côté de ceux dont le regard, le moindre regard, la parole, la moindre parole me bouleversent. Petite, petite...oui je le suis encore...toujours peut-être. Dans un sanglot séché, la mie câline le jaune d'oeuf au milieu des brocolis...j'ai la nausée...je ne peux plus crier...je suis murée...
lundi, juin 12, 2006
Laissez-la seule !
Irrémédiablement dépouillée de son désespoir non aquis, Melle Diaphane plonge sous les ponts et se lance à la pêche aux ombres. Elle récolte des arêtes, se cogne les coudes et se coince la tête.
Melle Diaphane détourne ses yeux du tube de lumière et du bout de ses ongles gratte le béton pour retrouver son palais. Vaine attitude d'un espoir non permis, elle sait que le plus dur ne lui joue plus de tours mais se refuse à lâcher l'os. Patiente elle s'asseoit sur un bout de trottoir et caresse le sol de ses jupons noirs pendant que ses genoux se battent avec l'air qui ne lui manque plus. Un camion entre à son tour sous le pont. Le plafond est trop bas. L'espace s'amenuise.Un homme, un camion, et une jeune fille aux yeux sans paupières ni repos. Melle Diaphane ne bouge pas. L'homme descend et s'approche de la silhouette tapie sur le bitume...
Melle Diaphane dérangée dans son jeu du droit à désespérer se lève courroucée. Le désespoir ne peut pas être partagé. Elle remonte dans sa voiture, claque la porte et abandonne sous le pont l'homme et son camion. Melle Diaphane s'évapore dans les airs et cherche un nouveau point noir dans le triste horizon.
Melle Diaphane détourne ses yeux du tube de lumière et du bout de ses ongles gratte le béton pour retrouver son palais. Vaine attitude d'un espoir non permis, elle sait que le plus dur ne lui joue plus de tours mais se refuse à lâcher l'os. Patiente elle s'asseoit sur un bout de trottoir et caresse le sol de ses jupons noirs pendant que ses genoux se battent avec l'air qui ne lui manque plus. Un camion entre à son tour sous le pont. Le plafond est trop bas. L'espace s'amenuise.Un homme, un camion, et une jeune fille aux yeux sans paupières ni repos. Melle Diaphane ne bouge pas. L'homme descend et s'approche de la silhouette tapie sur le bitume...
Melle Diaphane dérangée dans son jeu du droit à désespérer se lève courroucée. Le désespoir ne peut pas être partagé. Elle remonte dans sa voiture, claque la porte et abandonne sous le pont l'homme et son camion. Melle Diaphane s'évapore dans les airs et cherche un nouveau point noir dans le triste horizon.
samedi, juin 10, 2006
Cri d'encre
Elle danse avec son squelette comme un Pierrot sans sa Colombine tandis qu'Arlequin écaille ses losanges et pirouette d'indiscipline.
Les couleurs flaquent sur le sol et se mêlent en tâche huileuse sur le parquet du désespoir. Tic tic...c'est la tactique de la mendiante de l'espoir: danser près du mur innocent de son désir. Père y-es-tu ? Entends-tu le soubresaut castagnette de la muette ? A son corps défendant et défendue elle croque du regard la pomme d'Adam du curé qui ricane de toutes ses dents. Va ! Petite ! Va ! Petite ! L'arlequinade devient un arc-en-ciel d'encres noires. Les couleurs se collent aux semelles et disparaissent...toc toc...elle se détourne par un coin de regard.
Les couleurs flaquent sur le sol et se mêlent en tâche huileuse sur le parquet du désespoir. Tic tic...c'est la tactique de la mendiante de l'espoir: danser près du mur innocent de son désir. Père y-es-tu ? Entends-tu le soubresaut castagnette de la muette ? A son corps défendant et défendue elle croque du regard la pomme d'Adam du curé qui ricane de toutes ses dents. Va ! Petite ! Va ! Petite ! L'arlequinade devient un arc-en-ciel d'encres noires. Les couleurs se collent aux semelles et disparaissent...toc toc...elle se détourne par un coin de regard.
Bleu transparent
La tristesse c'est peut-être de voir quelqu'un de dos...
Je l'ai vue jadis dans une petite ville étrangère...
Dis...
J'ai eu un souvenir:
C'était une enfant très jolie.
Une enfant très gentille.
Je l'ai rencontrée dans une ville de rêve.
Dans la vapeur elle attendait...
Quelqu'un sans jamais se lasser.
En voyant un hanneton égaré par la lampe elle a dit que c'était
l'apparence morte.
Elle marchait sur les cailloux mauves de la route dans la lumière de l'aube, en se cramponnant au bleu de la nuit. Elle est partie toute seule en marchant doucement.
C'était une enfant étrange au profil pensif.
Je crois bien que ses cils tremblaient...
yoshiharu Tsuge
Je l'ai vue jadis dans une petite ville étrangère...
Dis...
J'ai eu un souvenir:
C'était une enfant très jolie.
Une enfant très gentille.
Je l'ai rencontrée dans une ville de rêve.
Dans la vapeur elle attendait...
Quelqu'un sans jamais se lasser.
En voyant un hanneton égaré par la lampe elle a dit que c'était
l'apparence morte.
Elle marchait sur les cailloux mauves de la route dans la lumière de l'aube, en se cramponnant au bleu de la nuit. Elle est partie toute seule en marchant doucement.
C'était une enfant étrange au profil pensif.
Je crois bien que ses cils tremblaient...
yoshiharu Tsuge
vendredi, mai 19, 2006
Hypnose de pierre
Face à la salamandre
Au regard de pierre
Le visage figé, impavide et
blafard
A la dureté du roc
Laminé par la mer,
Elle s'effondre.
Face à la coccinelle
Aux ailes vibrantes de rouge
Les lèvres brillantes et nacrées
Pupilles dilatées;
Les dents mordent la sève
Et les rêves s'envolent.
Face à la libellule
A l'équilibre éphémère
D'une pointe de tulipe
Au bourgeon frissonnant
Elle retient son souffle
Le vase est une urne.
@
Au regard de pierre
Le visage figé, impavide et
blafard
A la dureté du roc
Laminé par la mer,
Elle s'effondre.
Face à la coccinelle
Aux ailes vibrantes de rouge
Les lèvres brillantes et nacrées
Pupilles dilatées;
Les dents mordent la sève
Et les rêves s'envolent.
Face à la libellule
A l'équilibre éphémère
D'une pointe de tulipe
Au bourgeon frissonnant
Elle retient son souffle
Le vase est une urne.
@
dimanche, avril 09, 2006
mardi, mars 28, 2006
Pâle et perdue
Un coup de crayon, banal, maladroit, sur une page blanche, sur un cahier à spirale...Même pas finie, infinie ? Non...rien n'est fini...surtout pas parfaite...elle attend qu'on vienne lui prendre la main. Mais ne lui prenez pas, elle la retirera, comme tout, comme rien...une bulle qui disparaîtra avant même que vous ne l'approchiez. Ne tentez pas de l'approcher, elle fuira, comme toujours, par amour...
Cette fille, elle s'est habillée d'une loupe...cette fille il faut la grossir. Je m'y emploie. Et c'est le drame.
Diaphane
Cette fille, elle s'est habillée d'une loupe...cette fille il faut la grossir. Je m'y emploie. Et c'est le drame.
Diaphane
Ariane ou Diaphane
Mademoiselle Ariane dévore son cœur, son cœur dévore sa proie, et sa proie dévore son corps. Elle grossit. Elle survit comme un arbre hors de la forêt. Elle ne rêve qu'à sa finale libération et le présent arrache l'écorce de son passé. Un piment dans un verre de lait, l'espoir de ses yeux verts est une erreur dans son visage cynique.
fred Bellaich
fred Bellaich
Plus rien
Sauf les mots des autres...pardon...pardon...
Elégie
Je t’ai cherchée
Dans tous les regards
Et dans l’absence de regards
Dans toutes les robes dans le vent,
Dans toutes les eaux qui se sont gardées,
Dans le frôlement des mains,
Dans les couleurs des couchants,
Dans les mêmes violettes,
Dans les ombres sous tous les hêtres,
Dans mes moments qui ne servaient à rien,
Dans le temps possédé,
Dans l’horreur d’être là,
Dans l’espoir toujours
Que rien n’est sans toi (...)
Guillevic
Elégie
Je t’ai cherchée
Dans tous les regards
Et dans l’absence de regards
Dans toutes les robes dans le vent,
Dans toutes les eaux qui se sont gardées,
Dans le frôlement des mains,
Dans les couleurs des couchants,
Dans les mêmes violettes,
Dans les ombres sous tous les hêtres,
Dans mes moments qui ne servaient à rien,
Dans le temps possédé,
Dans l’horreur d’être là,
Dans l’espoir toujours
Que rien n’est sans toi (...)
Guillevic
Retenir revenir
Il n'y a pas condamnation
Au roulement dans l'identique...
Envie de hurler...il est tellement plus dur d'être au bord de la vie qu'au bord de la mort...Je me déchire intérieurement pour retrouver ces os blanchis. Mon corps est toujours au-dessus du ruisseau mais il résiste, il résiste et se joue de moi. Demain peut-être. Peut-être quoi ? Demain peut-être aurai-je à nouveau la chance de me pencher au-dessus de la mort ...non...je pleure...mes larmes sont fades, plus acide...jamais. Fade..Neige est devenue fade...ses mots aussi...L'absence, le silence...Je manque, je me manque...
Au roulement dans l'identique...
Envie de hurler...il est tellement plus dur d'être au bord de la vie qu'au bord de la mort...Je me déchire intérieurement pour retrouver ces os blanchis. Mon corps est toujours au-dessus du ruisseau mais il résiste, il résiste et se joue de moi. Demain peut-être. Peut-être quoi ? Demain peut-être aurai-je à nouveau la chance de me pencher au-dessus de la mort ...non...je pleure...mes larmes sont fades, plus acide...jamais. Fade..Neige est devenue fade...ses mots aussi...L'absence, le silence...Je manque, je me manque...
lundi, février 20, 2006
Poirette
Non, ceci n'est pas une poire...Et de même que je croque sempiternellement la pomme comme un vrai supplice de Danaïdes, me voilà à cracher les couleuvres que l'on m'a fait avaler en même temps que ces poires d'angoisses. Elles sont là, bourrées jusqu'au gosier. Une nuit encore à claquer des dents sur des pépins avariés, à pâlir de douleur, à me vider de ces pommes mal digérées...Ces poires d'angoisse vissées comme des tire-bouchons vont et viennent le long d'un empilement d'osselets fragilisés. Je hurle de cette folie inquisitoire qui me pourchasse jusqu'à l'âme.
Terreur dans ces ténèbres où je tremble, serre les dents pour ne pas réveiller les citoyens de la lumière. Peine perdue...le procès commence avec un flash dans les yeux. Un regard inquiet qui inquiète. Je l'oublie plongée au fond de mon seau, les cuisses tendues qui hoquètent comme de vulgaires castagnettes. Va-t-en bohémienne ! va-t-en ! Tu ne vois pas que j'ai mal ? Va-t-en danser ailleurs ta Tarentella ! Chez moi ce pizzi pizzi est inefficace. La poire est ORL et bouche toute entrée...ça sort, mon dieu que j'ai mal...que de couleuvres, que de couleuvres et de spasmes...Et puis...quelle douce chaleur...une main sur mon front...un oreiller passé sous le cou tendu d'angoisse. Et une chaleur qui a le courage de souffleter le diable sur mon bas-ventre...Merci maman pour la bouillotte, merci...tu peux aller te recoucher, tout va bien...C'est juste...une poire de trop.
Diaphane
"avaler des poires d'angoisses"
Terreur dans ces ténèbres où je tremble, serre les dents pour ne pas réveiller les citoyens de la lumière. Peine perdue...le procès commence avec un flash dans les yeux. Un regard inquiet qui inquiète. Je l'oublie plongée au fond de mon seau, les cuisses tendues qui hoquètent comme de vulgaires castagnettes. Va-t-en bohémienne ! va-t-en ! Tu ne vois pas que j'ai mal ? Va-t-en danser ailleurs ta Tarentella ! Chez moi ce pizzi pizzi est inefficace. La poire est ORL et bouche toute entrée...ça sort, mon dieu que j'ai mal...que de couleuvres, que de couleuvres et de spasmes...Et puis...quelle douce chaleur...une main sur mon front...un oreiller passé sous le cou tendu d'angoisse. Et une chaleur qui a le courage de souffleter le diable sur mon bas-ventre...Merci maman pour la bouillotte, merci...tu peux aller te recoucher, tout va bien...C'est juste...une poire de trop.
Diaphane
"avaler des poires d'angoisses"

